Mont Burns Tarns : le parc national de Fiordland hors des sentiers touristiques

Après notre observation de la faune marine sur la côte sud (voir notre article Le littoral de Catlins : à la rencontre des pingouins), on part explorer la partie occidentale du Southland et plus précisément le parc national de Fiordland. Il s’agit du plus grand parc national de Nouvelle-Zélande avec une superficie de 12 500 km2 soit 1,5 fois la superficie de la Corse ! Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, le parc est pour la majeure partie totalement sauvage et vierge d’activité humaine.

Le parc national de Fiordland se caractérise par ses montagnes à pic et ses fjords. Les accès routiers pour se rendre à l’intérieur du parc se limitent au nord à Milford Sound, mais en contrepartie cette zone est très touristique. Pourtant, nous avons repéré un autre accès beaucoup moins connu et touristique au sud de Te Anau par une route non goudronnée. C’est donc là qu’on se dirige pour randonner dans la nature sauvage du Fiordland grâce au sentier de Mont Burns Tarns.

Parc national de Fiordland - Lac marianSi tu cherches d’autres randonnées à faire dans le parc national de Fiordland, on te conseille notre article : Les meilleures randonnées du parc national de Fiordland.

Accès au départ de la randonnée du Mont Burns Tarns

Pour atteindre le départ du sentier, il faut suivre la route non goudronnée de Borland pendant environ 15 km. Lors de notre passage la piste était en bon état, on n’a donc pas eu de problème pour y circuler avec notre van. Mais ce n’est pas toujours le cas d’après le site du DoC. Il vaut donc mieux se renseigner avant de se lancer sur la route. Le départ du sentier se trouve au niveau du col de Borland où un cabanon de toilette est installé. Il est possible de se garer à proximité. Un panneau signale vaguement la direction à prendre pour débuter la randonnée.

Les petits lacs alpins du Mont Burns

On grimpe à travers la forêt pendant une dizaine de minutes seulement, avant de se retrouver dans la partie alpine. La végétation dense et humide de la forêt laisse alors place aux hautes herbes jaunes. Sur la droite, on peut apercevoir des petits lacs.

Lorsqu’on arrive sur le replat, nous avons devant les yeux une succession de petits lacs alpins. On est toujours autant impressionné même après plusieurs mois en Nouvelle-Zélande par ce mélange de couleurs entre le jaune des herbes, le bleu des lacs et le vert de la forêt humide.

Le sentier s’arrête officiellement à ce niveau, mais rien n’empêche de poursuivre l’exploration. On décide de continuer jusqu’au sommet suivant qui nous fait face afin de surplomber les environs. On parvient à se frayer un chemin au milieu des hautes herbes, mais le terrain est marécageux. Alors avec nos chaussures de rando trouées, on finit par avoir les pieds complètement mouillés.

Le panorama au sommet

Mais ce petit inconvénient est vite oublié lorsqu’on découvre le panorama au sommet. C’est à couper le souffle et grandiose ! On voit une succession de montagnes à perte de vue sans aucune trace de vie humaine. La zone alpine est clairement marquée sur toutes les montagnes avec cette coupure nette dans la végétation. Sur la gauche, les versants abruptes des montagnes plongent dans une vallée étroite dans laquelle un lac niche au pied du pic Eldrig.

Derrière nous, on surplombe l’ensemble des petits lacs alpins que nous avons dû traverser pour arriver jusqu’ici.

Green lake

Une fois sur la crête de la montagne, on découvre de l’autre côté de la vallée le lac Green niché au creux des montagnes. Ce lac s’est formé suite au glissement de terrain le plus grand connu à l’heure actuelle dans le monde. C’est un pan entier des montagnes qui s’est effondré dans la vallée. En tout cas, le paysage que cela offre aujourd’hui est vraiment exceptionnel ! On est seul dans les lieux et on ne peut s’empêcher de se sentir privilégié de pouvoir profiter d’un lieu pareil dans la solitude.

En redescendant la montagne, un kéa (perroquet des montagnes de Nouvelle-Zélande) vient à notre rencontre, sans doute intrigué par notre présence dans les lieux. À cette heure tardive de la journée, les petits lacs alpins révèlent encore plus toute leur beauté.

Notre avis

Cette randonnée offre une vue grandiose sur les Alpes du Sud et le parc national de Fiordland loin des flots de touristes. Avec ces deux éléments réunis, elle est donc un de nos coups de cœur de la Nouvelle-Zélande. C’est vraiment un bon plan pour explorer le parc national de Fiordland hors des sentiers battus et de la foule ! Si tu as du temps, il est possible de trekker plusieurs jours dans le coin en profitant des huts ou en bivouaquant.

Expérience :   

Parc national de Fiordland - Lac marianSi tu cherches d’autres randonnées à faire dans le parc national de Fiordland, on te conseille notre article :  Les meilleures randonnées du parc national de Fiordland.

Mont Burns Tarns : le parc national de Fiordland hors des sentiers touristiques
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6 Comments

  1. Justine 29 juin 2017 à 9 h 31 min - Répondre

    belle découverte, je ne connaissais pas cet endroit !

    • Pierrick & Sandrine 30 juin 2017 à 22 h 14 min - Répondre

      Oui ce n’est pas étonnant, car ce n’est pas un lieu qu’on retrouve sur les guides. As-tu déjà passé du temps en Nouvelle-Zélande?

  2. Al 2 janvier 2018 à 10 h 13 min - Répondre

    Ca a l’air vraiment super sympa, surtout le petit bout supplémentaire après la fin officielle du chemin ! Une petite question, qu’est-ce que tu entends par « la montagne en face », vous avez continué tout droit ou vous avez changé de vallée ?

    • Pierrick & Sandrine 6 janvier 2018 à 16 h 00 min - Répondre

      Bonjour, oui l’intérêt c’est vraiment d’aller plus loin que le sentier. Tu n’as pas besoin de changer de vallée, tu dois juste rester sur le replat et continuer tout droit. Bonne découverte ! En espèrant que la météo soit de ton côté ????.

  3. Endrick 4 janvier 2018 à 16 h 25 min - Répondre

    Bonjour, et merci pour vos récits qui sont de précieux éléments pour m’aider à planifier notre voyage à venir en NZ (en mars).
    Une question me vient : On peut dormir en autonomie dans la montagne (donc avec tente, etc…), mais si le van reste sur le « parking » en bas, comment les autorités peuvent-elle savoir que l’on n’y dort pas ? Ne risque-t-on pas une amende malgré tout ?
    Qu’en pensez-vous ?

    • Pierrick & Sandrine 6 janvier 2018 à 16 h 07 min - Répondre

      Bonjour Endrick,

      Oui tu peux dormir en autonomie totale sur la rando. Pour le van, si tu n’es pas dedans, tu n’auras pas d’amende. Si ça te rassure, tu peux laisser les rideaux ouverts et mettre un mot sur le pare-brise (on ne l’a jamais fait en 5 mois et on n’a eu aucun problème). Honnêtement, c’est un coin peu touristique au fond d’un chemin de terre, donc il y a peu de chance qu’un ranger vienne dans le coin. Profites en bien. Pierrick et Sandrine

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