La face cachée de Hong-kong : la péninsule de Sai Kung

Péninsule de Sai Kung à Hong Kong

Quand on visite un pays, on aime y découvrir des endroits plus secrets et préservés du tourisme de masse, ces endroits qui parfois chamboulent totalement la vision initiale que l’on avait d’un lieu. C’est pourquoi, aujourd’hui, on délaisse une nouvelle fois l’effervescence de Hong-kong pour t’emmener découvrir un petit coin de paradis encore peu fréquenté dans la baie de Hong-kong : la péninsule de Sai Kung.

Péninsule de Sai Kung à Hong KongLa péninsule de Sai Kung offre des paysages parmi les plus sauvages du territoire de Hong-kong. Et, pour partir à la découverte de cet endroit, rien de tel que la randonnée du Tai Long Wan, longue de 12 km dans sa version de base (tu comprendras pourquoi je dis de « base » par la suite ). Alors, c’est parti pour une belle journée de randonnée sous le soleil qui est enfin de sortie !

Mais avant cela, il faut d’abord s’éloigner de l’agitation de Hong-kong. On prend donc le métro, puis on enchaîne avec deux bus pour atteindre le départ de la randonnée. Sur la route, on est surpris de traverser des villages situés au bord de l’eau, des endroits où il doit faire bon vivre. En s’approchant de la péninsule, la route devient plus étroite et sinueuse. On est tout à l’avant du bus à deux étages et la végétation est parfois tellement dense que les branches viennent frapper la vitre du bus dans un grand fracas. Effet-surprise garanti ! Il est déjà 11h lorsque l’on descend du bus tout près du départ de la randonnée. Le sentier est bien indiqué et balisé et, première surprise il est même goudronné au début !

Randonnée de MacLehose (MacLehose trail)

Les premiers kilomètres, le sentier descend à travers la forêt avant de s’enfoncer dans une végétation plus dense et humide jusqu’à atteindre le minuscule village de Chek Keng au bord de mer. Le village est seulement constitué de quelques maisons, dont la plupart, sont à l’abandon. D’ici, on aperçoit un bateau qui vient déposer des personnes sans doute à l’auberge de jeunesse Bradbury Hall Youth Hostel située dans la crique. Ce logement constitue d’ailleurs une excellente alternative pour ceux qui veulent passer plusieurs jours dans le coin (plus de détails dans les Tips du voyageur).

Pour notre part, il est temps de se remettre en route, car le chemin est encore long. À partir d’ici, la randonnée reste assez facile, car seulement constituée de descentes ou de plat. Seules quelques zones très humides voir marécageuses apportent de la difficulté. On finit par atteindre un deuxième village, Tai Long, mais cette fois un peu plus vivant et pourtant seulement accessible à pied. Il y a même un bar/restaurant… enfin, imagine plutôt un café d’un village avec quelques tables sous un auvent, des canettes exposées sur le rebord de la fenêtre et une pancarte indiquant le prix d’un plat de nouilles chinoises ☺. Comme l’heure tourne, on décide de ne pas nous y arrêter pour avoir le temps de pique-niquer sur la plage.

Plage de Ham Tin Wan

Après 10-20 minutes de marche, on arrive à la première plage : Ham Tin Wan. Nous sommes tout de suite charmés par l’endroit, car on ne pensait clairement pas voir ce type de paysages à Hong-kong ! Pouvoir nous reconnecter avec la nature nous fait un bien fou. Et, savoir qu’il est possible de venir s’isoler dans de tels endroits aussi proches de l’une des plus grandes villes du monde, nous donnerait presque l’envie d’y poser nos valises pour un certain temps. On part à la recherche d’un coin d’ombre pour casser la croûte, car le soleil à cette heure tape fort sous les tropiques.

Une fois l’estomac remplit, on se remet en route, mais cette fois ça grimpe sévère ! Avec la chaleur et le ventre plein, on avance doucement, mais l’effort est récompensé par une magnifique vue sur toute la baie avec en toile de fond la plage de Ham Tin Wan bien sûr, mais aussi celle de Tai Wan et le mont Sharp. On reste admiratif de longues minutes devant ce panorama, profitant de chaque élément : le vent, le bruit des vagues, etc.

Plage de Sai Wan

L’envie de découvrir la suite nous incite cependant à reprendre la route. Pendant un kilomètre environ, on longe des falaises plus accidentées avec en dessous une eau bleu turquoise. Pour enfin surplomber une deuxième plage, celle de Sai Wan cette fois. Nous sommes moins séduits par l’endroit, car premièrement on la trouve moins jolie, mais aussi parce qu’elle est plus fréquentée, sans doute, car il est possible de se faire déposer en bateau directement ici (mais tu l’auras compris, ce n’est pas trop notre genre ).

Juxtaposant la plage, le village de Sai Wan est animé avec plusieurs restaurants de plage et des boutiques de location de matériels : snorkeling, plongée, surf, etc. Cette fois, on profite de l’occasion pour s’installer en terrasse et siroter un bon Ice Tea frais avec en prime la vue sur la plage. Le repos du guerrier en sorte, mais c’est le genre de plaisir simple qu’on adore !

Rien ne sert de courir, il faut partir à point…

Une fois réhydraté et reposé, il nous faut maintenant finir la randonnée. Normalement, à partir de là, c’est seulement deux kilomètres qui nous séparent de la fin officielle de la randonnée au Sai Wan Pavilion. Mais, nous on aime bien les défis, alors on se donne pour objectif de rallier notre point de départ en traversant toute la péninsule. Cela rajoute un peu moins de 6 kilomètres et comme le début de la randonnée était facile on se dit qu’il devrait en être de même. Les deux premiers kilomètres montent un peu, mais rien d’insurmontable et comme la plupart du sentier est dans la forêt, on ne s’arrête pas beaucoup, sauf lorsqu’on surplombe les criques du réservoir.

On arrive donc assez rapidement au Sai Wan Pavilion. On sent déjà la fatigue montrer le bout de son nez. Normal me diras-tu, on a quand même 12 kilomètres dans les pattes. Mais par la suite, pour ne pas arranger nos affaires, le sentier est bien raide pour ensuite redescendre à pique. Après 30 minutes de marche, on arrive à un barrage dont tous les accès semblent fermés. On recherche en vain une possibilité de passer, mais on doit se rendre à l’évidence en regardant notre GPS de poche. On n’a pas pris le bon sentier ! Je te laisse imaginer nos faces déconfites à ce moment-là . Hé oui, il va falloir se retaper la super descente que l’on vient de faire, mais cette fois en montée !

Et puis bien sûr devine quoi, c’est à ce moment-là que le ciel devient bien gris, voir noir. Vu la pluie de ces derniers jours, on ne voudrait pas se retrouver dehors au moment où cela va tomber. Surtout que le sentier est sur la crête des montagnes alors les éclairs au loin, ne nous rassurent pas trop. On est complètement à découvert! On scrute donc le ciel avec anxiété en rebroussant chemin au pas de course. Avec le ciel bleu de ce matin, tu penses bien qu’on est parti sans K-ways !

Les montagnes russes

À ce moment-là, il faut s’imaginer que l’on est totalement seul au milieu d’une succession de collines plus escarpées les unes que les autres. À chaque fois, on doit gravir une colline pour ensuite redescendre de l’autre côté. Les jambes commencent vraiment à avoir du mal à suivre. Et puis au cours d’une pause pour reprendre son souffle, on entend une sorte de grognement. On se regarde avec Sandrine et on peut lire dans nos yeux la question : « Il n’y a pas de tigres à Hong-kong, hein ? ». Pour se rassurer, on se dit que cela doit être un sanglier. Bref, je ne sais pas pourquoi, aller savoir , mais à ce moment-là, cela nous redonne une énergie folle pour gravir au pas de course ces montagnes !!!

Péninsule de Sai Kung à Hong Kong

Après avoir atteint la plus haute d’entre elles, on prend quand même un peu de temps pour profiter de la vue que l’on a sous les yeux. Mais on n’a fait que la moitié de ces foutus 6 interminables kilomètres. Le jour commence à tomber et je te le donne dans le mille, on n’a pas trop prévu nos lampes frontales ! Alors, on s’oblige à continuer sans trop s’arrêter pour éviter de se retrouver sur le sentier de nuit. Parce que bien qu’on adore la nature et la vie sauvage, on a quand même conscience que l’homme est souvent peu de chose face à l’animal.

Péninsule de Sai Kung à Hong Kong

La fin du trajet semble interminable, on a l’impression d’avancer à une allure de tortue. La bonne nouvelle c’est que pour l’instant la pluie semble s’éloigner. Ce n’est que 3 heures après notre départ de la plage de Sai Wan, que l’on finit par mettre les pieds sur le goudron ! Il nous reste plus que quelques centaines de mètres à faire pour rejoindre l’arrêt de bus. Par chance, on n’aura pas à l’attendre longtemps alors que la nuit est déjà en train de tomber.

On a passé une très belle journée. Fatigante certes, mais les paysages sont à la hauteur des efforts fournis. Cela finit de nous convaincre que Hong-kong a énormément à offrir en dehors de ses immeubles. On serait clairement bien resté 2-3 jours dans les environs pour gravir le mont Sharp ou atteindre des plages plus reculées. En tout cas, Hong-kong on adore et on y reviendra c’est sûr !

Notre avis

La péninsule de Sai Kung et la randonnée de MacLehose sont des divines surprises ! On ne s’attendait clairement pas à explorer de tels paysages en venant à Hong-Kong. C’est sans aucun doute les plus belles plages de Hong Kong. Et en plus, l’expérience est cool, car il n’y a pas foule et la randonnée est variée (verdure, plages et petits villages reculés). Si tu aimes randonner et les escapades nature, fonce !  Et c’est encore plus vrai, si le temps te permet de camper ou de dormir dans les parages !

En manque de plages et de nature à Hong Kong ? Tu as aussi l’île de Cheung Chau ou le Dragon’s back Trail.

Expérience :   
La face cachée de Hong-kong : la péninsule de Sai Kung
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2 Comments

  1. chavallard 25 juillet 2016 à 18 h 29 min - Répondre

    vous avez fait une superbe randonnée…
    Lucette j-luc

    • Pierrick & Sandrine 5 août 2016 à 3 h 33 min - Répondre

      Merci pour le commentaire. C’est effectivement un de nos meilleurs souvenirs de Hong-kong. Bisous.

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