On adore observer les animaux dans leur milieu naturel. Alors, Cape Kidnappers a suscité notre intérêt. Sur ce promontoire de la baie de Hawke vit une colonie de fous austraux (Australasian gannet en anglais), une espèce d’oiseaux marins qu’on retrouve sur les côtes du sud de l’Australie et en Nouvelle-Zélande. Habituellement, ils établissent leur nid sur des îles isolées. Mais c’est pourtant ici sur le Cap de Kidnappers qu’ils ont décidé de pondre depuis plus de 150 ans ! Retrouve dans cet article des informations pour t’y rendre et le récit de notre expérience.

Pour atteindre l’endroit, il faut marcher le long de la côte jusqu’à la fin de la péninsule où les fous austraux ont élu domicile. Pour cela, il est nécessaire de se coordonner avec les marées afin de se donner le temps d’y aller et de revenir.

Tout savoir sur la randonnée de Cape Kidnappers

Durée : 5-6 h
Heure de départ : Au plus tôt 3h après la marée haute.
Heure de retour : Au plus tard 1.5h après la marée basse.
Distance : 16-18 km environ
Difficulté : Intermédiaire (pas de dénivelé mais longue)
Départ : parking à la fin de la route de Clifton. Coordonnées GPS :  39°38’20.1″S 176°59’58.1″E

Meilleure période d’observation des fous austraux : Début novembre à fin février.

DESCRIPTION

La randonnée en elle-même n’est pas ce qu’il y a de plus excitant, car elle consiste pour l’essentiel a marché le long de la plage pendant plusieurs heures. Le plus impressionnant est de se retrouver entre l’océan et ces falaises abruptes et instables. On peut d’ailleurs se rendre compte que l’océan gagne petit à petit du terrain car la plage est par endroit jonchée d’éboulis. On peut même observer au sommet des falaises des arbres dans un équilibre précaire au-dessus du vide. La seule chose qui vient briser la monotonie de cette longue marche est un abri construit de bric et de broc avec un panneau indique avec humour “Seins nus acceptés” .

Un peu plus loin, on constate avec surprise qu’un tracteur plein de touristes roule sur la plage ! Il semble donc que la majorité des visiteurs font le choix de passer par un tour pour s’économiser la marche. C’est surprenant que les véhicules soient autorisés sachant que la zone est protégée. C’est sans doute parce que les oiseaux ne s’installent pas directement sur la plage, mais pondent sur les rochers et les falaises.

On finit par atteindre le pied du sentier qui grimpe sur le plateau du Cape Kidnappers. Au départ, il y a un abri avec plein d’explications sur les fous austraux. C’est l’occasion d’en apprendre davantage sur cette espèce d’oiseaux.

Après trente minutes de marche supplémentaire, on arrive au sommet du plateau de Cape Kidnappers. Le vent souffle fort, au point que certains fous austraux sont immobiles dans le ciel. Devant nous, plusieurs milliers d’oiseaux sont agglomérés et piaillent dans tous les sens.

C’est le lieu de ponte et d’élevage de leurs oisillons. Ainsi, beaucoup d’oiseaux s’attèlent à s’occuper de leurs petits, qui sont déjà presque de leur taille. Ce qui les différencie c’est que leurs plumes ne sont pas encore teintées de jaune. À côté de cela, on a le droit aux allers et retours incessants des oiseaux au-dessus de nos têtes. Certains rapportent des éléments pour la construction de leur nid. On adore les observer vaguer à leurs occupations.

Depuis le plateau, on a également un panorama sur la fin de la péninsule et son rocher détaché au milieu de l’océan. Il y a également en dessous un petit plateau qui a été pris d’assaut par les fous austraux.

Malheureusement, le temps passe et il est temps de rentrer si on ne veut pas revenir à la nage. On est à la limite de la recommandation à savoir une heure et demie après la marée basse. On redescend donc du plateau en profitant du paysage.

Les kilomètres de plage nous semblent interminables. Il faut parfois faire preuve de stratagèmes pour ne pas se mouiller, car la marée est déjà bien montée. On se sent petit entre ces falaises abruptes et l’océan qui s’approche de plus en plus à chaque vague. Comme si l’océan allait finir par nous engloutir. Heureusement, à la fin la plage est plus large et nous permet de finir tranquillement les pieds au sec.

Notre avis sur la randonnée de Cape Kidnappers et sa colonie de fous austraux

Pour se lancer dans la randonnée du Cape Kidnappers, il faut être motivé, car le sentier est monotone et les horaires liés aux marées sont contraignants. Cela laisse peu de temps sur place. Malgré tout, cette randonnée offre la possibilité d’observer une colonie de fous austraux dans leur environnement naturel. Voir ces centaines d’oiseaux vaguer à leurs occupations dans ce brouhaha indescriptible est une belle expérience qu’on ne regrette pas.

Expérience :   

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Cape Kidnappers : À la rencontre d’une colonie de fous austraux
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