Ohinemutu village

Rotorua est une des villes les plus touristiques de Nouvelle-Zélande. On y va généralement pour y découvrir ses activités géothermales et pour s’imprégner de la culture maorie. Le problème est que comme c’est un haut lieu touristique, le coût des attractions est exorbitant et il n’y a rien d’authentique. Oui, on parle bien d’attractions, car les villages maoris sont reconstitués de toute pièce, les cérémonies sont des spectacles de danses qui ne sont plus pratiqués et la moindre activité volcanique est accessible seulement à un prix qui en dissuade plus d’un.

Voilà pourquoi nous avons cherché à Rotorua et dans les alentours des lieux plus authentiques ou tout simplement gratuits. Nous ne sommes pas déçus par notre choix alors, on tenait à partager nos découvertes.

Ohinemutu – Le village maori

Tu rêves de voir un village maori, un vrai ? Là où les gens vivent réellement au 21e siècle et pas un de ces villages fictifs reproduits pour des shows ? Alors, rends-toi à Ohinemutu village au nord de Rotorua. Dans ce petit coin caché, on y trouve tous les éléments d’un village Maori. Le marae trône fièrement au milieu du village.

Le marae est un lieu sacré qui sert aux activités sociales de la communauté : réunion, cérémonie, etc. Chaque communauté dispose en Nouvelle-Zélande de son propre marae. On ne peut pas entrer dans le bâtiment sans y être invité, alors il faut se contenter de l’observer de l’extérieur. Notamment les sculptures en bois qui ornent sa façade et les lieux.

Dans le village, le bitume est fendu à de nombreux endroits. De la vapeur bouillante s’échappe sous la pression de l’activité volcanique. En effet, le village est construit sur une zone géothermale active. C’est réellement surprenant de se dire que des gens vivent dans des maisons juste à côté de bassins d’eau bouillante, de fumeroles, etc. Moi perso, je ne serais pas tranquille de peur de découvrir un nouveau cratère sur le sol de ma chambre au réveil !

Mais les Maoris vivent dans ces conditions depuis des siècles. Ils ont même appris à tirer profit de la nature pour en vivre. Par exemple, faire des spas pour l’hiver rigoureux. Ou encore le hangi qui est une méthode de cuisson des aliments qui consiste à creuser le sol pour y aménager un four et faire mijoter la nourriture à l’aide de pierres chauffées et de la vapeur. Dans la cuisine traditionnelle, on retrouve ainsi du maïs, de la viande et des patates douces comme ingrédients phares. Au détour d’un jardin, on a ainsi la chance d’assister à la préparation d’un de ces repas traditionnels. Difficile de faire plus authentique !

En déambulant dans le village, on découvre d’autres maraes ainsi qu’une église animée aujourd’hui par un mariage. La mariée porte une robe du même style que chez nous. La seule différence finalement, c’est le baiser esquimau entre les convives pour se saluer.

Dégustation d’un hangi

Impossible d’aller en Nouvelle-Zélande sans goûter au moins une fois la spécialité maorie : le hangi ! Seulement, ce n’est pas si simple que cela à trouver, car le hangi est souvent proposé dans les packages des shows maoris, mais à des tarifs totalement exorbitants. 60 $NZ pour quelques morceaux de viande et des pommes de terre…

Le seul restaurant qui paraît abordable et nommé dans le Lonely Planet est introuvable. Après une recherche intensive, on finit par trouver le bon plan pour les backpackers comme nous ! C’est Kiwi Kai, un petit restaurant avec de la nourriture à emporter ou à manger sur place. Dans un cadre sans artifice, tu peux manger un hangi et du pain frit, le tout pour la modique somme de 11 $ NZ par personne ! C’est la première fois qu’on mange une viande aussi tendre qui fond littéralement sous la langue. On félicite le cuisinier qui est fier de partager son savoir-faire.

Parc du musée de Rotorua

On ne peut pas donner notre avis sur le musée de Rotorua, car le prix du ticket d’entrée (20 $NZ/personne) est hors de portée de notre bourse. Toutefois, l’architecture du bâtiment vaut à lui seul le déplacement. De même, le parc fleuri qui entoure le musée est très agréable pour y flâner un moment. Ou comme nous, y déguster une glace au Hockey Pokey, spécialité de Nouvelle-Zélande à la vanille avec des morceaux croquants au miel. Si avec ça vous n’êtes pas convaincus, on ne sait plus quoi faire !

Kerosene Creek

À une vingtaine de kilomètres au sud de Rotorua sur la route en direction de Taupo se trouve un petit oasis caché : Kerosene Creek. Il s’agit d’une rivière chauffée naturellement par l’activité volcanique des environs. Pour le coup, un spa gratuit et dans la nature, que demander de mieux ?

Pour s’y rendre, il suffit d’emprunter la Old Waiotapu road, une piste qui s’écarte de la State Highway 5, un ou deux kilomètres après le croisement avec la SH38. Deux kilomètres plus loin, un terrain vague fait office de parking. Les coordonnées GPS exactes de Kerosene creek sont 3820’08.22 S 17623’1097 E. Un petit sentier au milieu de la forêt mène à une petite cascade. À ses pieds, un bassin fait office de spa naturel. L’eau est brûlante au départ, mais on s’habitue rapidement. Un avant-goût du paradis pour pas un centime et offert par mère Nature !

Rainbow Mountain – Crater lake

Durée : 2-3h (30 min pour crater lake) / Distance : 6 km aller-retour (2 km aller-retour pour Crater lake) / Difficulté : Intermédiaire

Dans le même secteur que Kerosene creek, se trouve la Rainbow Mountain. Cette réserve quelconque au premier abord réserve bien des surprises. En effet, après seulement 15 minutes de marche, on a la surprise de découvrir le surprenant lac Crater bleu azur. Il s’agit d’un bassin dont l’activité géothermique diminue peu à peu ce qui lui confère sa couleur actuelle. Franchement, c’est aussi joli que les bassins de la réserve de Wai-O-Tapu, c’est gratuit et on est complètement seul dans les lieux.

Le sommet de la Rainbow Mountain offre une vue sur les lacs alentours et les collines qui se succèdent. C’est un panorama qui caractérise si bien la Nouvelle-Zélande. Un de mes clichés préférés de Nouvelle-Zélande. En prime, il y a un camping super sympa sur les rives du lac Okaro à seulement quelques kilomètres de la Rainbow mountain.

Notre avis

Nous étions sceptiques avant d’arriver à Rotorua, car la plupart des activités présentées dans la région sont payantes et à un prix inaccessible à nos bourses. Alors, on avait un peu peur de ne rien pouvoir faire. Finalement, avec un peu d’astuce, nous avons apprécié le coin et tout ce que l’on a fait sans pour autant se ruiner. Avec l’immersion dans un village maori, la dégustation d’un hangi, la découverte de zones géothermales qui gardent encore leur aspect intime et original tout en étant accessibles à tous, on dit un grand oui !

Expérience :   
Découvrir Rotorua et la culture maorie hors des sentiers touristiques
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