Matériel de camping léger et compact pour voyager en sac à dos et randonner

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Lors de la préparation d’un voyage au long cours ou d’un tour du monde, certains équipements nécessitent d’être choisis avec plus d’attention que d’autres. C’est notamment le cas pour le matériel de camping qui demande pas mal de recherche afin d’optimiser le ratio poids/encombrement. Dans cet article, on te présente donc plus en détails nos choix d’équipements pour obtenir un matériel de camping léger et compact.

Pour le matériel de couchage

La toile de tente

Pour les voyageurs recherchant la légèreté, la tente tunnel est souvent recommandée. Mais, pour une utilisation quasi quotidienne, on trouve que son confort est souvent trop rudimentaire en raison de l’espace intérieur très petit. Pour choisir notre toile de tente, on s’est donc intéressé aux critères suivants :

  • Poids et volume d’encombrement une fois pliée;
  • Résistance du tissu au vent et à la pluie;
  • Durabilité des matériaux;
  • Facilité de montage;
  • Taille de l’espace de couchage pour qu’il soit suffisamment grand pour nos deux matelas et nos deux sacs à dos.

Notre choix s’est au final orienté sur la toile de tente Nemo Dagger 3P ultralight, qui pèse seulement 1900 grammes pour un intérieur spacieux de 229 cm x 177 cm. Celle-ci n’est pas très bon marché, il faut compter autour de 400€ (en 2015).  Mais, c’est le prix à payer pour un équipement technique avec un bon ratio poids/encombrement. Il est toujours possible de trouver moins cher mais c’est alors systématiquement au détriment du poids ou de l’encombrement.

Le site Internet OutdoorGearLab.com est une mine d’information pour le test de matériel Outdoor comme par exemple les toiles de tente spéciale backpacker ICI.

Avis après 2 ans de voyage :

On ne regrette pas notre achat malgré l’investissement important au départ. Le faible encombrement et poids de la tente nous ont permis d’avoir notre matériel de camping dans toutes les circonstances sans se faire mal au dos. Malgré une utilisation fréquente, les matériaux de la tente sont encore comme au premier jour même en ce qui concerne le sol pour lequel on avait un peu de crainte au départ. La grandeur de l’espace de couchage est également très appréciable. Si on avait à retenir quelques points négatifs ce seraient les piquets qui se sont très vite déformés et la condensation qui se forme parfois sur le toit (il faut juste faire attention de bien tendre la toile pour éviter que le double toit entre en contact avec la tente).

Le tapis de sol

PolyCreeLa contrepartie des tentes légères est que le tissu du sol est souvent plus fragile. Les constructeurs recommandent donc d’acquérir un tapis de sol additionnel pour allonger la durée de vie de la tente. Les tapis de sol officiels proposés sont malheureusement assez lourds (entre 250 – 500 grammes en fonction de la taille de la tente) ce qui fait perdre un certain intérêt à la légèreté de la tente.

Avec l’utilisation intensive qu’on prévoit d’en faire dans des pays comme l’Australie ou la Nouvelle-Zélande, on a préféré jouer la carte de la sécurité et on a finalement opté pour une solution plus originale : le polycree. Le polycree est un film de « plastique » résistant à la perforation et à l’élongation pour un poids insignifiant. Il est imperméable et sa transparence permet de vérifier qu’aucun débris ne gênera le confort de couchage.

Il est possible d’acheter ses films de Polycree (vendu par lot de 2) sur le site Arklight Design ICI.

Avis après 2 ans de voyage :

Alors effectivement, on confirme que le polycree est hyper résistant à la perforation et à l’élongation. Pour l’avoir utilisé sur tout un tas de terrain : herbe, sable, rocher, … le film ne s’est jamais perforé et fait donc parfaitement le travail de protéger le sol de la tente ! Par contre, il est bizarrement assez facile de le déchirer sur la longueur. Ce qui nous est arrivé au bout de quelques mois d’utilisation. Il faut donc faire attention lorsqu’on le déplie ou le secoue. Une fois déchiré, cela reste utilisable mais pas très pratique. Heureusement le film Polycree est vendu par lot de 2 pour un poids ridicule (69g). Mais, cette faible durabilité est quand même dommage et pas très écologique !

Le sac de couchage

Pour le sac de couchage, on a longtemps hésité sur la température de confort minimum à avoir en raison de la diversité des pays et des climats qu’on va traverser. Le meilleur équilibre nous a semblé une température de confort comprise entre 0°C et -5°C, afin de pouvoir bivouaquer en montagne en Nouvelle-Zélande sans se retrouver perlant de sueur en Indonésie.

Quand on parle de température de confort pour un sac de couchage, la personne est dans une position décontractée sur le dos en équilibre thermique et ne ressent aucun froid. Pour la température limite, cela signifie que la personne, recroquevillée sur elle-même, est à la limite de la sensation de froid. Pour un même sac de couchage, un homme peut l’utiliser pour environ 5°C de moins qu’une femme.

Les critères importants à étudier lors du choix de son sac de couchage sont :

  • ‪La température de confort (attention elle est différente pour l’homme et la femme) ;
  • Le poids ;
  • Le garnissage : duvet ou synthétique ;
  • Le système de fermeture ;
  • Le volume compressé ;
  • La forme : ‪sac sarcophage ou sac couverture.

Notre recherche s’est orientée vers un sac de couchage en forme sarcophage pour le gain de poids et de volume, mais avec une ouverture sur le côté (pour une raison de confort dans les pays plus chauds c’est appréciable de pouvoir ouvrir son duvet jusqu’en bas). On a préféré également le duvet au synthétique, car plus compressible et plus chaud.

Avec tous ces critères, le budget du sac de couchage a carrément explosé ! Notre choix final s’est porté sur le sac de couchage Panyam 450 de la marque Cumulus (835g dont 450g de duvet pour une température de confort de 0°C). On a également choisi un duvet avec un traitement hydrophobe pour le protéger de l’humidité.

Panyam 450

Panyam 450

Le volume par rapport à une bouteille de 1.5L

Pour plus de détails sur le choix d’un sac de couchage, je te propose de jeter un coup d’oeil sur l’article très complet du site rayonrando.com.

On a longtemps hésité à prendre un drap de soie (sac à viande) pour gagner quelques degrés, pour protéger le sac de couchage ou pour l’utiliser dans les pays chauds. On a finalement décidé de ne pas en acheter pour ne pas ajouter de poids dans notre sac à dos.

Avis après 2 ans de voyage :

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on a mis les sacs de couchage à l’épreuve pendant 2 ans : dormir en tente, dans une voiture, dans un van, en montagne ou en plein désert ! Le sac de couchage a toujours parfaitement fait le job. Par contre, on a trouvé la température de confort annoncé de 0°C un peu limite. Dans ces conditions, il fallait quand même qu’on soit bien habillé dans le sac de couchage. Il faut dire que le garnissage en duvet dans le dos est peu important. C’est pourquoi de retour en France, on a fait rajouté 150 g de duvet dans chacun des sacs en les renvoyant au fabricant pour un coût de 60€ par sac. Sinon le faible encombrement du sac est clairement un avantage.

Concernant les draps de soie, aucun regret de ne pas en avoir emportés avec nous. Ils nous auraient été tout simplement inutiles et nous auraient encombrés.

Le matelas de sol

Le choix du matelas de sol a demandé aussi pas mal de recherche. Les critères à retenir lors du choix sont :

  • Matelas Exped Synmat WinterliteMatelas Exped Synmat WinterliteLe type du matelas : en mousse, autogonflant, gonflable ;
  • L’isolation thermique ;
  • La robustesse ;
  • Le confort ;
  • La taille ;
  • L’encombrement.

Notre préférence est allée pour le matelas gonflable Synmat winterlite de la marque Exped qui réunit une majorité de nos critères : moins encombrant, plus confortable (épais), bonne isolation thermique (-17°C) et relativement résistant. Il y a des tailles différentes en fonction de son gabarit ce qui permet d’optimiser encore le poids et l’encombrement.

Volume-Synmat-winterlite-exped

Synmat winterlite VS Bouteille 1.5L

AmpouleIl est important de vérifier que tu as un kit de réparation pour le matelas de sol (inclus dans les matelas Exped) pour être en mesure de remédier à une éventuelle crevaison, sinon il vaut mieux prévoir d’en acheter un.

Pour plus de détails sur le choix d’un matelas de sol, je te conseille l’excellent site randonner-malin.com.

Avis après 2 ans de voyage :

On n’est pas totalement convaincu pas notre choix. Le confort sur ce matelas reste précaire. Pour autant, est-ce qu’il existe un matelas de camping avec un réel confort ? Pas sûr… En tout cas, sur le matelas Exped il n’est pas facile de trouver une position réellement confortable sur la durée à moins de dormir sur le dos. Par contre, le service client est au top. Il a procédé à un échange à ses frais d’un des matelas dont l’une des coutures avait sauté à la fin de notre voyage. Par contre encore une fois, rien à redire sur le ratio poids/encombrement.

La pompe

Pompe-ExpedC’est un élément qu’on ne pensait pas indispensable au départ. Mais, après étude et choix du matelas de sol, on s’est rendu compte qu’elle est souvent recommandée pour augmenter la longévité de son matelas de sol en évitant de faire rentrer de l’humidité à l’intérieur en le gonflant à la bouche.

On s’est orienté vers la pompe SCHNOZZEL UL (de la marque Exped). Elle pèse seulement 56g et elle est très peu encombrante. Elle peut même servir de sac de rangement. Le gros avantage aussi est que le matelas est gonflé en un rien de temps ! Fini les longues minutes à souffler dans le matelas après 8 heures de randonnée !

Avis après 2 ans de voyage :

Alors là, c’est bien simple, on est totalement convaincu par cette solution. Cela permet un gonflage éclair des matelas sans passer par l’éprouvante et interminable épreuve du gonflage à la bouche. En bonus, l’encombrement et le poids est insignifiant ! On ne peut qu’aimer !

Le coussin

Pour les coussins, il existe des modèles qui ne prennent pas de place et qui sont vraiment confortables. Notre coup de cœur a été pour un coussin gonflable ultra léger et compact de Sea-to-Summit. Le coussin peut également servir dans les transports de nuit ou dans l’avion.

Coussin sea to summit

Avis après 2 ans de voyage :

Le coussin n’est pas un accessoire indispensable, mais il permet un gain de confort appréciable pendant les nuits à répétition sous la toile de tente. Par contre, on conseille de ne pas le gonfler au maximum sinon il devient un peu trop rigide.

Pour le matériel de cuisine

Le réchaud

msr_whisperlite-universal-wlu_combo-clipOn utilise le réchaud Whisperlate Universal de MSR. L’avantage est qu’il est très compact (idéal pour le voyage en sac à dos ou les treks) et fonctionne aussi bien avec une cartouche de gaz que du combustible liquide (Essence C, essence sans plomb, kérosène) ce qui le rend utilisable partout dans le monde.

Pour le faire fonctionner avec du combustible liquide, il faut acquérir une bouteille qui n’est pas vendu avec le réchaud. Elle existe en 3 tailles : 325 ml, 591 ml litre et 887 ml. On a opté pour la plus petite pour une question de poids et d’encombrement.

Avis après 2 ans de voyage :

On a utilisé le réchaud de manière intensive que ce soit pour cuisiner quotidiennement dans les pays riches (ex.: Australie) ou lors de trek sur plusieurs jours. On n’a pas rencontré de problème particulier sauf sur une pièce. Le constructeur a procédé à son remplacement en nous dirigeant vers une boutique locale en Nouvelle-Zélande. Le service client est donc au Top. C’est un des avantages des marques comme MSR !

Le fait de pouvoir utiliser à la fois une bouteille de gaz ou un combustible liquide a été également un vrai Plus. Car les bouteilles de gaz ne sont pas toutes compatibles d’un pays à l’autre. De plus, leur prix de revient est souvent beaucoup plus élevé que l’essence sans plomb. En termes de confort, la bouteille de gaz reste quand même plus pratique, car le réchaud est alors plus simple à allumer.

On avait opté pour le plus petit format de bouteille (385mL). Avec cette taille, il est possible de cuisiner au maximum 4-5 repas (petit-déjeuner inclus). Quand on part en trek sur plusieurs jours, c’est limite. On partait donc souvent avec une réserve d’essence dans une bouteille en plastique. C’est pourquoi au final, je recommanderais plutôt les formats au-dessus (591 ou 887 mL) pour une plus grande autonomie.

Casserole

X-pot casserole pliable de sea to summitLa casserole a été un gros questionnement au moment de la préparation du sac à dos. Il existe des modèles assez bon marché, mais dont l’encombrement est assez important. On a donc cherché d’autres alternatives et c’est là qu’on est tombé sur la casserole révolutionnaire de chez Sea-to-Summit. Elle est en silicone (sauf la base en contact avec le réchaud), et donc pliable pour ne faire plus que quelques centimètres de hauteur !

Il existe 3 tailles allant de 1.4L à 4L. On a opté pour la taille intermédiaire de 2.8L. Cela permet d’avoir une casserole avec un grand volume de cuisson, mais un tout petit volume une fois pliée dans le sac à dos. Le couvercle fait également office de passoire et lors de son rangement il est possible d’y emboiter dedans les x-cups (gobelets pliables vendus par Sea-to-Summit).

Avis après 2 ans de voyage :

Concernant la taille choisie de 2.8L pour la casserole, on est satisfait de notre choix. C’est suffisant pour cuisiner pour 2 personnes et elle n’est pas trop encombrante une fois repliée. Au début, on était un peu craintif  sur sa durabilité en raison de sa texture en silicone. On a pourtant rencontré aucun problème à l’usage et la casserole est comme à son origine. Il faut juste évidemment éviter de mettre le silicone en contact direct avec le feu.

On ne peut pas en dire de même pour le couvercle. Celui-ci est en plastique et après quelques usages il s’est rapidement fendu. Est-ce en raison de la chaleur ou simplement dans le sac à dos ? On ne sait pas. Mais avec le temps, celui-ci est presque devenu inutilisable. C’est dommage, car cela part d’une bonne idée au départ de pouvoir l’utiliser comme passoire. Mais, clairement le matériel utilisé n’est pas assez durable. On a quand même pu procéder une fois à son remplacement, mais le même phénomène s’est reproduit. On ferait quand même le même choix aujourd’hui, car c’est ce qui reste le plus léger et le moins encombrant à l’heure actuelle.

Ustensiles pour cuisiner

packtowl-nano-serviette-microfibreAprès de longues réflexions, on a finalement choisi d’emmener avec nous le matériel suivant :

  • 2 petites assiettes ultra-légères en aluminium;
  • 2 tasses pliables (X-cups de Sea-to-Summit) qui peuvent faire office de verre et de bol de soupe;
  • 2 jeux de couverts en plastiques;
  • 1 Tupperware pliable;
  • 1 couteau Suisse;
  • Gourde pliable de 2L (Platypus);
  • Serviette ultra-légère PackTowl Nano;
  • 1 briquet et et une boîte d’allumettes dites imperméables;
  • 1 morceau d’éponge;

Avis après 2 ans de voyage :

Par rapport aux pays qu’on a traversé, on est plutôt satisfait des choix qu’on a fait au départ. Le tupperware s’est révélé bien utile en trek. Pour les couverts, on a dû en remplacer en cours de chemin, car certains avaient fondu en cuisinant. On recommanderait donc plutôt d’avoir des couverts en métal, ils sont plus durables et pas forcément bien plus lourds. La mini serviette ultra légère de PackTowl s’est également révélée d’une grande utilité d’autant qu’elle sèche en un rien de temps ! Pour la gourde Platypus, on a aimé son faible encombrement et poids quand elle n’est pas utilisée pour une capacité de quasiment 2.5L  une fois remplie. Les allumettes imperméables se sont par contre révélées l’arnaque du siècle. Elles étaient tout simplement inutilisables (le bout censé s’enflammer se cassait systématiquement). Au final, à part les allumettes, on part tout le temps avec ce matériel.

Cordelette à linge

Corde-à-linge-MSROn cherchait une corde pour étendre notre linge en voyage avec des facilités pour l’accrocher. On est alors tombé sur ce modèle vendu par la marque MSR (cf. la photo). Elle a en bonus des petites pinces pour accrocher facilement des vêtements ou d’autres choses. Une petite chose qui peut sembler anodine pour le commun des mortels mais pas pour le campeur, elle est fluorescente. Fini de s’entraver dedans en pleine nuit !

Avis après 2 ans de voyage :

Pas grand chose à redire sur cette cordelette. Elle se révèle hyper pratique au quotidien. On continue même de s’en servir dans notre fourgon aménagé.

Lampe frontale et dynamo

Lampe-frontalePour le camping ou une randonnée de nuit, on a amené deux lampes frontales. C’est aussi pratique pour avoir les mains libres quand on monte la tente ou cuisine de nuit ! Il s’agit d’un modèle de chez Black Diamond qui fonctionne avec 3 piles AAA.

mini-dynamo-solaireOn a également choisi d’amener une petite lampe dynamo. L’idée, c’est de l’avoir en dépannage si les piles des lampes frontales venaient à défaillir. On en a trouvé une mini au Vieux campeur (en France).

Avis après 2 ans de voyage :

La lampe frontale se révèle un MUST en voyage en sac à dos, pour le camping et les randonnées qui se finissent de nuit (comment ça ? ça sent l’expérience). Par contre, le fait qu’elle fonctionne avec 3 piles AAA est un peu contraignant, car il n’est pas toujours facile d’en trouver. Du coup la petite dynamo nous a bien dépanné quelque fois. Par contre, sa luminosité est un peu faible. À voir si cela ne serait pas judicieux d’en avoir une un peu plus grosse. Le top serait d’en avoir une qui peut se convertir en frontale.

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2017-11-11T02:28:58+00:00 11 novembre 2017|

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